Prix d’un dépannage auto à Lyon
À Lyon, le curseur bouge surtout avec la pente et l’accès : une batterie sur un boulevard de Gerland, c’est le tarif plancher ; la même panne dans une montée de la Croix-Rousse suppose un treuillage et un calage avant de charger. À titre indicatif, sur les neuf arrondissements et la métropole :
- une remise en route sur place (batterie, roue, carburant) de 95 à 145 €, départ autour de 95 € ;
- une ouverture de porte, de 100 à 175 € ;
- une vidange de réservoir après plein d’erreur, de 250 à 420 € ;
- un remorquage, 149 à 190 € de prise en charge avec dix à quinze kilomètres inclus : Villeurbanne est à 4,5 km, Bron à 6,4, Vénissieux à 7,2, tout cela tient dans le forfait. Au-delà, 1,80 à 3,50 € du kilomètre ;
- de 18 h à 8 h, le week-end et les jours fériés, 50 à 100 % de plus ;
- treuillage en côte, sortie de parking de la Presqu’île, véhicule électrique : 30 à 180 € de supplément, annoncés avant l’envoi du camion.
Fourchettes indicatives, en journée, chez nos partenaires du Rhône. Le devis est communiqué avant tout déplacement, et vous êtes libre de le refuser sans frais. Poste par poste sur la page prix d’une dépanneuse.
Trois factures lyonnaises, du plus simple au plus contraint
Entre une panne sur les quais et une panne dans une rampe de la Croix-Rousse, ce n’est pas le tarif horaire qui change, c’est le nombre de postes sur le devis.
Des clés enfermées dans l’habitacle, parking de surface de la Part-Dieu
L’ouverture non destructive se facture 100 à 175 €, selon le véhicule et son système de condamnation, une citadine ancienne et un modèle récent à démarrage sans clé ne demandent pas le même temps. Aucune autre ligne : la voiture repart par ses propres moyens, il n’y a ni chargement ni kilomètres.
Un remorquage depuis une rampe de la Croix-Rousse vers Vénissieux
Vénissieux est à 7,2 km : largement dans les dix à quinze kilomètres compris au forfait de 149 à 190 €. En revanche, la pente impose de remettre la voiture dans l’axe au treuil avant de la monter sur le plateau, avec calage des roues. C’est le supplément d’accès, 30 à 180 €, annoncé dès l’appel si vous avez signalé la déclivité.
Une sortie du parking de Bellecour un samedi à minuit
Le forfait s’applique, le treuillage par la rampe aussi, et la majoration de nuit et de week-end vient s’ajouter par-dessus : 50 à 100 %. Un même véhicule sorti du même parking le mardi à 14 h coûte à peu près la moitié. Ce n’est pas une pénalité, c’est le tarif d’astreinte du métier, mais il vaut mieux le savoir avant d’accepter, et c’est pour ça qu’il figure au devis.
Une panne sèche sur les quais, un soir de semaine
Elle arrive plus souvent qu’on ne l’avoue, en particulier sur les trajets pendulaires où l’on repousse le plein. L’apport de carburant se fait au bord de la route et entre dans la fourchette d’intervention sur place, 95 à 145 €, la quantité livrée permettant de rejoindre une station. Le seul cas où cela se complique est celui d’un moteur diesel qui a désamorcé : il faut alors le réamorcer, opération qui prend un peu plus de temps mais reste au pied du véhicule. Précisez la motorisation au téléphone, c’est ce qui permet d’arriver avec ce qu’il faut.
Où se joue réellement le montant, à Lyon
Pas sur les kilomètres : trente-cinq communes de plus de 8 000 habitants tiennent dans les quinze kilomètres compris au forfait de 149 à 190 €, et aucun atelier de la métropole n’en sort. Le montant se joue sur deux choses. La pente d’abord, Croix-Rousse, Fourvière, rampes des quais, qui impose un treuillage dans l’axe avant chargement, facturé 30 à 180 €. L’heure ensuite, avec une majoration de 50 à 100 % en dehors des heures ouvrables. Une même sortie de parking coûtera donc à peu près le double à minuit un samedi et un mardi à quatorze heures, pour un travail identique. La remise en route sur place, elle, reste entre 95 et 145 € quel que soit l’arrondissement.
Ce que le relief et les tunnels lyonnais changent
Les pentes : Croix-Rousse et Fourvière
Les montées du 1er et du 4e arrondissement, la montée de la Grande-Côte, les rampes de Fourvière : dans ces rues, une voiture en panne est rarement à plat. Le chargement se fait au treuil, dans l’axe, avec calage, une manœuvre que tous les plateaux ne permettent pas. Signalez la pente au téléphone : c’est l’information qui détermine le véhicule envoyé.
Le tunnel de Fourvière et les tunnels urbains
Fourvière, la Croix-Rousse, la Duchère : ce sont des ouvrages exploités, avec postes d’appel et évacuation organisée. On n’y intervient pas librement. En cas de panne à l’intérieur, feux de détresse, sortie côté sécurisé, appel depuis un poste : l’exploitant fait sortir le véhicule, et la prise en charge peut se poursuivre ensuite.
Le cas particulier des M6 et M7
Les anciennes autoroutes A6 et A7 qui traversaient Lyon ont été déclassées : elles s’appellent désormais M6 et M7 et ne sont plus des autoroutes concédées. L’intervention y est donc possible dans les conditions du réseau ordinaire, contrairement à l’A6 et l’A7 au-delà des limites de la métropole. Peu de dépanneurs font la distinction ; elle change pourtant qui a le droit de venir vous chercher.
Les quais et les parkings souterrains
Les quais du Rhône et de la Saône alternent voies basses et berges piétonnes, où le stationnement est contraint et l’accès camion limité. Les parkings de Bellecour, des Cordeliers ou de la Part-Dieu, eux, imposent une sortie au treuil par la rampe : voir remorquage en sous-sol.
De Vaise à Gerland : se faire trouver dans Lyon
La Presqu’île, entre deux quais
La rue de la République et la rue Victor-Hugo sont piétonnes, la place Bellecour ne se traverse pas, et la Presqu’île entière est limitée à 30 km/h avec des accès filtrés. Le camion se place sur le quai Saint-Antoine ou le quai des Célestins côté Saône, sur le quai Jules-Courmont ou le quai Jean-Moulin côté Rhône, et remonte à pied vers la voiture si elle est dans une rue fermée. Les parkings de la place des Terreaux, des Célestins et de la République sont exploités par LPA avec une hauteur limitée à 1,90 m : là encore, sortie au treuil jusqu’à la rampe, camion en surface.
La Part-Dieu, un chantier qui change les accès
La gare et son quartier sont en travaux depuis des années : le boulevard Vivier-Merle a été réaménagé, les accès au parking de la gare ont changé de côté plusieurs fois, et les rues Servient, Garibaldi et de Bonnel se ferment par tronçons. Si vous êtes en panne dans ce périmètre, dites de quel côté de la gare vous êtes, Villette ou Vivier-Merle, et si vous êtes en surface ou dans le parking. Dans les Brotteaux, juste au nord, les rues en damier et le stationnement payant en épi laissent en général la place de charger sans manœuvre.
Le périphérique Laurent-Bonnevay et la rocade Est
Le boulevard périphérique Laurent-Bonnevay, la rocade Est vers Vaulx-en-Velin et Saint-Priest, et le périphérique nord à péage avec ses tunnels de la Duchère et de Caluire sont des voies rapides exploitées : on n’y attend pas un dépanneur privé. Borne ou 112, l’exploitant fait sortir le véhicule, et nous le récupérons à la première sortie, porte de Vaise, Bron ou Mermoz selon le sens. Cette règle vaut aussi pour la M6 et la M7 sur leurs sections en tranchée et sous tunnel, même si leur statut a changé.
Vaise, la Duchère et l’ouest qui grimpe
Le 9e arrondissement s’étage de la Saône au plateau de la Duchère par des montées longues, et l’ouest lyonnais continue de grimper vers Écully et Tassin. Une panne dans ces montées se traite comme à la Croix-Rousse, au treuil et dans l’axe, mais l’approche est plus longue depuis le centre. Le motif d’appel typique y est mécanique : embrayage qui patine après une reprise en côte, boîte automatique bloquée en position P sur une pente, et freins qui chauffent à la descente. Ce sont des voitures qui partent sur plateau, pas des voitures qu’on relance.
La ZFE de la métropole et les rails du tramway
La zone à faibles émissions couvre Lyon, Villeurbanne, Bron, Vénissieux et Caluire ; les véhicules non classés, Crit’Air 5 et Crit’Air 4 n’y circulent plus. Une voiture concernée qui tombe en panne à l’intérieur du périmètre ne peut légalement en sortir qu’en étant transportée : le plateau devient obligatoire, quel que soit le diagnostic. Autre particularité lyonnaise, les sept lignes de tramway et leurs rails à niveau, cours Lafayette, avenue Berthelot, rue Servient : les crevaisons par pincement y sont fréquentes et une voiture arrêtée sur la plateforme est traitée en priorité absolue.
Les pannes que l’on règle sans bouger la voiture
Batterie à plat, d’abord : les trajets courts en ville l’usent vite et les matins d’hiver font le reste. Le circuit de charge est contrôlé sur place, et la batterie remplacée si elle ne tient plus (dépannage batterie).
Ensuite les pneus, victimes des rails de tramway, des bordures et des nids-de-poule (dépannage pneu) ; la panne sèche ou le mauvais carburant, traités par apport ou vidange du réservoir ; les clés enfermées dans l’habitacle, réglées par une ouverture non destructive. Pour un démarreur, un alternateur ou un voyant moteur, le diagnostic se fait à la valise avant de décider entre remise en route et transport.
Et quand il faut remorquer
Embrayage, boîte, distribution, surchauffe, accident, roues bloquées : dans ces cas la voiture part sur plateau. C’est la règle pour les boîtes automatiques, les transmissions intégrales et les véhicules électriques, et c’est de toute façon préférable dans les rues lyonnaises étroites. Le déroulé complet est décrit sur remorquage de voiture ; après un choc, voir remorquage après accident.
Sur l’A6, l’A7, l’A42, l’A43 et l’A46 : borne d’appel ou 112
Les autoroutes qui convergent vers Lyon relèvent des sociétés agréées : on n’y envoie pas de dépanneur privé. Mettez-vous en sécurité derrière la glissière et utilisez une borne d’appel d’urgence orange, ou composez le 112. En revanche, sur les M6 et M7 déclassées, dans les rues, sur les quais, dans les parkings et à votre domicile, notre réseau intervient normalement.
En attendant le dépanneur à Lyon : trois situations, trois consignes
Dans une pente de la Croix-Rousse ou de Fourvière, tout se joue sur le calage. Frein à main serré à fond, rapport engagé (première si vous êtes face à la montée, marche arrière si vous êtes face à la descente), roues tournées vers le trottoir. Ne descendez jamais en aval du véhicule pour l’examiner : restez sur le côté, en amont.
Dans un tunnel urbain, la règle est inverse : on quitte la voiture. Feux de détresse, sortie côté sécurisé, appel depuis un poste d’urgence de l’ouvrage. L’exploitant organise l’évacuation, et notre intervention ne peut reprendre qu’à la sortie du tunnel.
Sur les quais bas, enfin, vérifiez la signalisation avant de vous installer pour attendre : certaines voies sont fermées ou basculées selon l’heure et la crue, et une voiture immobilisée y devient invisible pour ceux qui arrivent. Si vous êtes sur une berge piétonne ou une voie modes doux, précisez-le au téléphone, l’accès camion s’y prépare différemment, parfois par une seule rampe.
Si votre véhicule est dans un parking en ouvrage, préparez pendant l’attente ce qui permettra au dépanneur d’entrer : badge, code, numéro de niveau et de place, nom de l’exploitant affiché à l’entrée. Certains parkings imposent en outre de prévenir le poste de contrôle avant toute manœuvre de treuillage. Ces quelques informations réunies à l’avance font gagner un quart d’heure sur place, et évitent qu’un camion reste bloqué en surface avec le moteur qui tourne.
Les communes de la métropole, et ce qu’elles changent au devis
Le tissu urbain lyonnais ne s’interrompt pas. Sainte-Foy-lès-Lyon est à 4,1 km du centre, Villeurbanne à 4,5 km, Caluire-et-Cuire à 4,6 km, Écully à 5,5 km : à ces distances, le forfait de remorquage couvre l’aller jusqu’au garage sans une ligne de plus.
Il en va de même pour Oullins-Pierre-Bénite (5,9 km), Bron (6,4 km), Tassin-la-Demi-Lune (6,5 km), Saint-Fons (6,6 km), Francheville (6,7 km) et Vénissieux (7,2 km). Trente-cinq communes de plus de 8 000 habitants tiennent dans un rayon de quinze kilomètres autour de Lyon : autrement dit, votre concessionnaire est presque toujours dans le forfait, où qu’il soit.
Le vrai risque lyonnais n’est donc pas la distance, c’est l’itinéraire. Franchir la Saône ou le Rhône aux heures de pointe, contourner un tunnel fermé, remonter une colline par le seul accès praticable : voilà ce qui allonge une intervention. Dites toujours de quel côté des deux cours d’eau vous êtes, et par quel pont on vous rejoint le plus simplement.
Reste à savoir comment vous rentrez. Depuis Vénissieux, Bron ou Écully, le métro, le tramway et les bus vous ramènent sans difficulté au centre ; depuis un atelier de la périphérie ouest, c’est déjà moins évident le soir. Posez la question du retour en même temps que celle du prix : le dépanneur connaît les ateliers de son secteur et sait lesquels sont accessibles autrement qu’en voiture.