Les documents à demander sur place
Trois pièces suffisent, et elles se demandent au moment de l’intervention, pas trois semaines après.
- Le devis, communiqué avant tout déplacement. Il porte la prestation, le montant et l’horaire d’intervention. C’est lui qui prouve que le prix était connu d’avance.
- La facture, remise à l’issue de l’intervention. Elle doit mentionner l’identité du professionnel, son SIRET, la date, le lieu de prise en charge, le lieu de dépose et le détail du montant.
- Le bon d’intervention ou de transport, quand il y a remorquage : il atteste l’état du véhicule au chargement et à la dépose.
Faire prendre en charge un dépannage par son assurance
Avant de payer de votre poche, vérifiez trois sources de prise en charge, dans cet ordre.
- La garantie assistance de votre contrat auto. C’est la plus courante. Attention à deux limites classiques : une franchise kilométrique (l’assistance ne joue parfois qu’au-delà de 25 ou 50 km du domicile), et un plafond de remorquage.
- L’assistance de votre carte bancaire. Les gammes premium en incluent une, souvent valable à l’étranger, et il faut généralement que le trajet ait été réglé avec la carte.
- La garantie constructeur. Sur un véhicule récent, une assistance mobilité est fréquemment incluse pendant plusieurs années, parfois conditionnée à l’entretien en réseau.
Si l’une de ces garanties joue, elle mandate son propre dépanneur : dans ce cas, l’intervention est organisée par l’assisteur, pas par nous. Si aucune n’est mobilisable (ou si vous préférez ne pas attendre), l’intervention est à votre charge, au montant annoncé d’avance, et vous demandez le remboursement ensuite sur présentation de la facture.
Après un accident : le constat et la suite
Le constat amiable se remplit sur place, avec l’autre conducteur, avant que les véhicules ne soient déplacés. Complétez-le pendant l’attente du plateau : c’est le moment où tout le monde est encore là.
- Photographiez la position des véhicules, les dégâts et les plaques d’immatriculation.
- Notez les coordonnées des témoins éventuels.
- Déclarez le sinistre à votre assureur dans les cinq jours ouvrés.
- Conservez le devis et la facture du remorquage : ils entrent dans le dossier de sinistre.
Vous gardez le libre choix du réparateur : aucun assureur ne peut vous imposer son garage agréé, même si accepter le sien peut ouvrir droit à des avantages (avance de frais, véhicule de remplacement). Voir le remorquage après accident.
Mettre un véhicule à la destruction
La destruction passe obligatoirement par un centre VHU agréé, seul habilité à délivrer le certificat de destruction. Les pièces à préparer :
- Le certificat d’immatriculation barré, portant la mention « cédé le [date] pour destruction », daté et signé.
- Un certificat de situation administrative (non-gage) de moins de quinze jours, à obtenir gratuitement en ligne.
- Une pièce d’identité du titulaire.
Une fois le certificat de destruction délivré, la radiation est enregistrée auprès de l’ANTS, et c’est ce document qui vous permet de résilier l’assurance sans préavis. Tant que le véhicule n’est pas radié, vous en restez juridiquement responsable, y compris pour les amendes et l’obligation d’assurance. Voir la page épaviste.
Véhicule enlevé : fourrière ou vol ?
Si votre voiture a disparu de son stationnement, appelez d’abord le service de fourrière ou le commissariat du secteur avant de déclarer un vol : la mise en fourrière est de loin l’hypothèse la plus fréquente. Pour la récupérer, présentez-vous avec une pièce d’identité, le certificat d’immatriculation et une attestation d’assurance en cours de validité.
Un enlèvement en fourrière n’a rien à voir avec un remorquage privé : c’est une procédure administrative, avec ses propres frais, et un dépanneur du réseau ne peut pas y intervenir.
Contester une facture de dépannage
Le principe est simple : le montant accepté avant le déplacement est celui qui doit figurer sur la facture. Rien ne peut y être ajouté en cours d’intervention sans votre accord.
Si un écart apparaît, écrivez au professionnel en joignant le devis, puis, sans réponse, saisissez le médiateur de la consommation dont il dépend, ses coordonnées doivent figurer sur ses documents commerciaux. Vous pouvez aussi nous signaler l’incident via le formulaire de contact, en précisant la date, le nom du partenaire et le numéro de facture : ces retours servent à faire évoluer le réseau.